Le journal de bord d'Ali di Firenze

DOLCE VITA, le sujet qui fâche

En ce moment, quand je rencontre quelqu’un qui fait des trucs géniaux côté travail ou qui a une vision de l’Italie qui colle à la mienne, je ne me dis pas « Oh comme j’adorerais être cette personne-là, faire au quotidien ce qu’elle fait ». Je me demande simplement comment je vais pouvoir l’embaucher.

Je m’en suis vraiment rendue compte il y a quelques jours, en rencontrant Lucie Tournebize, dont je vous ai parlé en live durant la quarantaine, car elle a écrit un livre fantastique sur Venise, ma ville de cœur. Sur le papier avec Lucie, on pourrait être en concurrence, 2 françaises en Italie qui ont réussi à devenir journalistes voyage pour des maisons d’édition différentes.

Et bien pas du tout.

Pendant 2h, je me suis plutôt imaginée travailler un jour avec Lucie, son regard enrichissant les contenus de ma plateforme.

 

Cette réflexion est un détail dans un sujet plus global qui anime vraiment mes pensées, la façon dont mon projet devient un business et pourrait devenir une société.

Je répète tous les quatre matins à mon amie Mina qu’il faut avoir « l’attitude qui colle à ses ambitions ». Il est peut-être temps que je m’y colle aussi plutôt que d’envoyer des phrases choc aux autres.

La dimension business me met naturellement très mal à l’aise et je travaille ardemment à changer cela pour moi. C’est ma prochaine étape de développement personnel. Il y a dans le désordre :

  • Un mental d’entrepreneur qui ne me semble pas du tout fait pour moi
  • Une question de l’argent qui est centrale et me donne envie de me recroqueviller sur moi-même
  • Une vision de ce que je veux pour Ali di Firenze et des actions qui ne sont pas cohérentes pour y arriver

J’ai regardé sur Netflix le reportage sur Mickael Jordan et j’ai été scotchée par la force de son mental et surtout par son obsession de la victoire, la seule possibilité pour lui. Personnellement je n’ai pas été éduquée avec ce mental-là, je n’ai aucun esprit de compétition avec les autres, uniquement avec moi-même. C’est sûrement pour cela que je n’ai pas fait de prépa, j’en aurais été malade. De plus, le conflit me met en tachycardie, l’agressivité des winners me fait me mettre en retrait. J’ai 2 amies qui sont très compétitives, je ne me retrouve pas du tout dans cette approche.

Mais en ai-je besoin absolument pour avancer dans mon projet professionnel ?

Cette année est cruciale pour moi.

Les fugues, le livre, une visibilité qui grandit. Ce sont les fruits de 7 ans de travail, et pour moi une rampe pour aller plus loin et construire un bureau Ali di Firenze où je partage mes rêves italiens avec une équipe.

Mais pour cela il faut

« Investir »

« Prendre des risques »

Des gros mots pour moi.

Il est temps que cela change.

Ce chemin mental d’acceptation se fait en plein d’étapes et je sais déjà que ça va être long. Ce qui est sûr, c’est que j’ai besoin d’être accompagnée. Mon beau-frère m’aide énormément, j’ai besoin de son regard pro & bienveillant, tendre époux est une épaule quotidienne indispensable et j’ai pris rendez-vous avec un coach business (un jour je vous raconterai le premier call que j’ai eu avec lui … Indice = j’étais en larme. Mythique). On va voir ce que cela donne.

Ce qui est sûr, c’est que mettre les cartes sur la table en clarifiant cette problématique (et en écrivant cet article) m’aide profondément à accepter le sujet comme un « sujet à traiter ».

La quarantaine a envoyé valdinguer beaucoup de projets. 3 fugues annulées, une sortie de livre repoussée. Comment ne pas péter un câble ? Finalement ce qui m’aide c’est de continuer à aller de l’avant, d’embaucher Emilie malgré la situation, de me concentrer sur notre projet d’eshop, de planifier nos fugues de rentrée en restant ultra flexible et puis aussi, sans m’en être rendue compte, de faire grandir notre équipe.

Pendant le confinement, 2 noms ont fait leur apparition beaucoup plus régulièrement. Sofia Gargani, consultante art&design et Elena Diachenko journaliste mode&déco. La quarantaine m’a aidé à me plonger dans le cœur de ma vision, l’Italian Joie de Vivre. Nous n’avons pas parlé de voyages à proprement parler, nous avons, avec Emilie, évoqué sans frustrer (j’espère !) et parlé d’une multitude de sujets qui nous plongent dans cette joie. J’ai adoré que Sofia et Elena viennent se greffer si naturellement au projet. Il y a aussi Mina Bishop qui est arrivée en renfort sur l’eshop pour la partie développement produit. Elle suit Ali di Firenze depuis la minute 1 et son regard analytique, ses capacités de marketing stratégique sont plus que précieuses en ce moment. Elles me rassurent et m’encouragent.

Alors que me reste-t-il à faire ?

Finalement peut être continuer avec le même état d’esprit et le renforcer ?

Retroussons nos manches, respirons bien fort et allons-y.

Je n’ai qu’une vie.

 

Baci,

Alice

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