DOLCE VITA, des lieux qui comptent

Pendant le confinement et la période particulière que l’on traverse, j’ai été bercée par des souvenirs italiens qui ont été importants pour moi ces dernières années. Chaque lieu est associé à un moment personnel fort, voire un tournant dans ma vie. J’avais envie de les partager avec vous aujourd’hui avec en toile de fond, l’espoir de pouvoir y retourner bientôt. D’un côté, j’aimerais pouvoir sauter dans le train tout de suite sur un coup de tête. Peut-être juste pour me prouver que je suis libre à nouveau ? De l’autre, j’adore cette phase d’attente, le frisson de m’imaginer ces endroits si puissants et personnels.

Les retrouvailles n’en seront que plus belles.

 

Stazione di Santa Maria Novella (la gare), Florence

La nouvelle vie 

Une gare, c’est moche, ça pue, on la fuit dès que possible. Mais je garde en moi ce moment merveilleux, la toute première fois en mars 2010 que je suis venue à Florence. J’avais atterri à Pise et pris le train pour arriver à la gare au coeur de la ville. Le ralentissement sur les rails à la fin du voyage, les premiers panneaux FIRENZE S.M.N. , la voix au micro « Firenze Santa Maria Novella, arrivo binario 7 », les discussions italiennes animées dans le wagon sans que je ne comprenne un mot… L’attente mais aussi l’excitation, l’espoir que suggère un nouveau départ, une nouvelle vie. Comment imaginer une seule seconde tout ce qui aller se passer par la suite ?

 

 Île de Favignana, Sicile

La liberté 

La Sicile est sûrement l’endroit que je préfère pour des vacances en Italie. Nourriture, culture, paysage, tout y est exceptionnel. Mon premier voyage remonte à 2012, une période personnelle compliquée. C’est Andrea qui avait suggéré la Sicile et avait insisté pour qu’on passe 3 jours sur l’île minuscule de Favignana, sur la côte occidentale. Je m’étais laissée porter par l’inconnu, la nouveauté. Et quelle surprise ! Il y existe un climat aride avec des vaches maigres qui broutent les derniers brins d’herbe en bord de route. D’un côté la montagne, de l’autre l’eau la plus transparente qu’il vous soit donné d’admirer. Dans l’unique village, des loupiotes sur la place principale où l’on danse l’été,  des minuscules restaurants où acheter des arancini divin.

J’ai imprimé en moi un sentiment de liberté intense lié à ce voyage. Que ce soit sur le scooter au milieu de l’île désertée des touristes, sur un petit bateau à moteur dans une crique cachée pour un pique-nique, et dans ma tête tout simplement.

 

Forte dei Marmi 

Le bonheur en famille 

Je vous en parle très souvent. Beaucoup trouvent la ville surfaite, le climat super snob. Moi j’ai dépassé depuis longtemps tout cela car on m’a fait vivre et comprendre ce qu’est vraiment la Versilia. La famille avant tout, les enfants heureux comme jamais à la plage, des tablées le samedi soir les pieds dans le sable éclairant à la bougie le plat de pâtes, le vélo l’hiver, la brise marine vous fouettant le visage… C’est aussi l’Italie que j’ai peut-être le plus partagé avec ma famille Française et certaines de mes amies qui viennent m’y retrouver chaque été pour un petit pèlerinage italien. Les habitudes font tout depuis 2015 : un vermentino glacé à midi, les meilleures bruschettas dévorées à 18h avec un grand Ahhhhh poussé quand on voit débarquer le serveur avec le plateau bien garni. Des moments précieux, vécus parfois au ralenti. Un château de sable fait le dimanche matin, une balade main dans la main à 4, un regard vers mon mari. Tout est dit.

 

Quartier de San Polo, Venise

L’introspection 

Chaque voyage à Venise me fait me rendre compte à quel point la ville est importante pour moi. La prise de conscience s’est faite cependant en 2 temps. Déjà il y a le fait que cette ville, je me la suis choisie toute seule. Si je suis arrivée à Florence en suivant quelqu’un, mon amour pour la Lagune m’appartient pleinement. Et puis bien sûr, il y a mes fugues. La ville possède cette capacité unique de m’aider à me reconnecter à moi-même. L’environnement m’aide à prendre de la distance, à m’apaiser, à réfléchir. Les voyages dans la Lagune ne se résument jamais à des souvenirs de voyage, à de nouvelles rencontres, il y a toujours un face à face avec mon moi intérieur, un regard different (plus bienveillant mais aussi exigeant de transparence) posé sur mon reflet.

En ce moment, j’ai envie de nouveaux décors italiens pour créer de nouveaux moments. Les Pouilles, l’Ombrie, Les Marches … quel paysage sera le détonateur de nouvelles envies et émotions ?

Et vous ? Avez-vous des lieux en Italie ou ailleurs ou vous vous sentez vous-même ? Particulièrement heureux, serein ?

Baci,

Ali

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Photo By: Ali di Firenze
4 Discussions on
“DOLCE VITA, des lieux qui comptent”
  • sans hésitation: Venise, les Pouilles (pour tous les étés d’enfance passés là-bas) et l’immense Piazza Bra à Verone, dans la douceur des soirs d’été après l’Opera dans l’Arène

  • Chère Alice,

    Je suis éprise de Venise également, je me souviens de mon 1er voyage et de cette arrivée à la Gare de Santa Lucia, le choc esthétique, la magie totale. Et puis, je suis toujours revenue à Venise pour des moments spéciaux, un premier voyage en amoureux, un dernier voyage enceinte et j’espère le prochain très rapidement, seule ou à deux. Je rêve de découvrir toute l’Italie, je ne connais ni Florence ni la Toscane, j’ai très envie d’aller dans les Pouilles et j’ai très envie de retourner à Naples et de faire toute la côte amalfitaine.
    Bises !
    Amélie

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