AlidiFirenze

Italian Joie de Vivre !

Ma tentative de MIRACLE MORNING

Je suis une lève-tôt, j’ai toujours aimé le matin. Etudiante, je révisais mes partiels de 7h à 15h; jeune professionnelle, j’étais souvent là à l’ouverture avec les patrons. Cette première tranche de la journée est celle où je me sens la plus fraîche, la plus vive. C’est d’ailleurs bien souvent le moment où je vous poste des stories ! 

En parallèle de la fugue, qui vient ponctuer mon année par un voyage centré sur mes besoins et mes envies, j’ai eu envie progressivement de travailler de manière beaucoup plus régulière à mon bien-être. L’objectif ? Eviter d’attendre que ça clash pour partir en fugue (voir mon niveau de dépression ICI !), cultiver au quotidien cet état d’esprit de la fugue où je travaille à être apaisée, alignée avec mes envies, à l’écoute. 

Cette année, cette démarche s’est renforcée par un volet corps et nutrition non négligeable. Un chemin que je n’avais pas du tout vu venir, et qui a démarré quand j’ai rencontré mon gourou de la peau Roberto Bonfanti. Petit à petit, j’ai modifié mon alimentation, la façon dont j’interagis avec mon corps, vers une quête globale de douceur.

J’ai senti que progressivement, je voulais aller plus loin et qu’il me fallait trouver du temps dans ma semaine. Or le temps, c’est mon problème numéro 1. Pour vous donner un exemple, je me ronge les sangs quand il faut aller faire du yoga de 8h30 à 9h30 car cela grignote 1h sur mon temps de travail le matin. Si j’y vais le soir, je me stresse de savoir mon mari seul à gérer les enfants fatigués et irritables. Bref, aucun moment pour moi n’est vécu de manière posée et positive.

J’ai cependant toujours eu des vues sur un créneau non exploité, celui du « très très tôt », avant que le réveil ne sonne. À la recherche d’un livre pour mon tendre époux, je suis tombée totalement par hasard sur la méthode du Miracle Morning au rayon développement personnel.  Hal Elrod a créé un programme pour transformer son quotidien en apprenant à se lever une heure plus tôt. Pendant ces 60 minutes, il tient un journal, il s’éduque en lisant, il formalise des intentions, il visualise ses objectifs, il fait du sport. Ce qu’il racontait était tellement lié à ce que j’avais en tête, tellement parfait sur le format, que l’occasion était trop belle, il me fallait essayer. 

Est-ce que me lever à 6h du mat’ au lieu de 7h, c’était compliqué ?

Clairement, ça pique mais je n’ai pas été traumatisée par l’exercice, je n’ai jamais repoussé le réveil. Encore une fois, je suis du matin, ça aide. J’ai fait ce que la méthode demande : se lever, boire un verre d’eau, se laver les dents, descendre à ma table de travail en ayant pris soin de tout préparer la veille (livre, cahier, verre d’eau). ATTENTION ! Enorme chance pour moi, j’ai convaincu mon mari de tenter le coup avec moi, c’était quand même beaucoup plus sympa de se réveiller à deux et de débriefer après chaque jour, de partager ce moment-là même si nous étions dans deux pièces séparées. 

NB : le week-end, c’était « relâche » même si j’ai tenté le coup un samedi.

 

On fait quoi durant le Miracle Morning ?

Le point de départ est de conscientiser le fait que vous avez une heure, une heure entièreeeee dédiée à vous, pour rentrer à l’intérieur de vous. Quand cela vous arrive-t-il ? JAMAIS me concernant durant la semaine, ou vraiment pas très souvent. La méthode propose des exercices précis mais libre à vous de trouver votre bonne formule (vous pouvez moduler la durée de chaque partie, ou en sauter une si vous n’y trouvez pas votre compte). Ma routine était la suivant après 30 jours de pratique.

5 MINUTES DE MEDITATION => Pour moi, cette étape s’est apparentée plutôt à une phase de réveil, il s’agissait d’émerger. Prendre conscience de ce qu’il y avait autour de moi. Regarder par la fenêtre, m’étirer. J’ai eu du mal à méditer à proprement parler car je n’y suis simplement pas du tout habituée ni même éduquée. J’arrive à me vider la tête et à rentrer dans un état second quand je dessine mais de but en blanc, j’ai du mal à rentrer dans une bulle, comme ça au réveil. C’est donc la partie que je considère la moins aboutie après un mois.

5 MINUTES D’INTENTION => Définir des intentions, c’est déjà réfléchir à ses valeurs, à ses objectifs de vie, à ce qui nous rend heureux et que l’on souhaite améliorer. J’ai défini lors des premières séances des intentions précises, que je me suis répétées à haute voix chaque matin par la suite. Le simple fait de répéter chaque jour ces phrases a un pouvoir fou, celui de vous télétransporter à l’intérieur de l’intention, de la vivre déjà.  Elles concernent le genre de mère que je veux être, l’équilibre que je souhaite acquérir entre mon travail (qui me mange trop de temps de cerveau) et ma vie personnelle. Mais aussi quel genre de business je veux développer en accord avec mes valeurs, quelles pensées limitantes je souhaite éliminer et qui s’accrochent encore depuis mon divorce.

5 MINUTES DE VISUALISATION => Peut-être ma partie préférée ! Fermer les yeux et visualiser les situations liées aux intentions. Un moyen de se projeter dans le succès de ses intentions et d’attirer du positif. J’ai vécu une expérience liée à la visualisation complément démentielle il y a quelques années lors de … mon accouchement. Pendant 6h, je suis restée assise les yeux fermés à respirer en visualisant un tableau très précis de Dali dans lequel ma douleur était représentée par un nuage, mon souffle étant le vent pour la repousser. Oui, je sais, c’est complètement dingue, c’est d’ailleurs un souvenir très très très personnel, mais je trouve qu’il explique bien le lien entre ce que j’avais comme intention (être dans le contrôle, sentir les douleurs monter et descendre) et le résultat (visualiser un schéma de douleur qui m’aide à tenir le coup). La visualisation, c’est mon dada (Dali, dada, vous suivez ?). 

10 MINUTES D’ECRITURE LIBRE => Cela fait très longtemps que je n’ai plus de journal intime tenu quotidiennement. J’ai beaucoup de carnets liés à des moments précis (anecdote de voyage, journal de bord de mon divorce, fugues) et bien sûr, mon site sur lequel je partage des moments de vie, des choses qui comptent. Mais me remettre un peu comme une ado à écrire chaque jour mes pensées a été extrêmement libératoire. Ecrire, c’est déposer. Déposer des mots, des colères, c’est aussi souligner des petits bonheurs du quotidien, c’est laisser une trace du temps qui passe trop vite, et de ce que j’en fais. Rien ne m’angoisse plus que lorsqu’on me demande ce que j’ai fait mardi dernier et que je suis incapable de mettre le doigt sur une activité, quelque chose qui m’a plu ou déplu. Là, j’ai une trace et je fais en sorte que chaque instant positif ou négatif compte dans la balance. 

10 MINUTES DE LECTURE => J’adore cette idée qu’en lisant chaque jour, on peut s’éduquer soi-même, grandir, apprendre encore et toujours. Moi qui suis intéressée par des nouveaux thèmes (nutrition, spiritualité, histoire italienne, … ) J’ai choisi d’attaquer par « L’art du Bonheur » du Dalai Lama. Je suis une lectrice ultra rapide mais je me suis rendue compte qu’avant 7h, c’était quand même moins le cas ☺ Surtout que j’avais acheté le livre en Italien. Erreur. Ça m’a ralenti ! Par contre, j’ai adoré cet entretien entre le Dalai Lama et le psychiatre Howard Cultler car il présente une vision de bonheur auquel j’adhère totalement : trouver un niveau d’apaisement interne qui permette à notre bonheur de ne pas être soumis aux hauts et aux bas de la vie. Nourri à l’intérieur de soi par un dialogue constant avec son esprit et son corps, on s’éloigne des schémas classiques du bonheur lié par exemple au succès. 

25 MINUTES DE SPORT => J’ai choisi de télécharger une app et de suivre un programme plutôt que de tout faire toute seule. Un petit coup de pouce qui me stimule ! Grâce à l’App Asana Rebel, chaque matin, j’avais un mix de cardio et de yoga. Des tonnes de programme, des thèmes (relaxation, respiration, transpirer un bon coup, énergie, …). Pour avoir longtemps pris un coach tôt le matin, je sais que fatiguée ou pas, cette journée où je démarre par du sport est toujours la meilleure de la semaine. Ce que dégage mon corps, la vitalité, le sang qui circule, je suis plus réveillée, plus dans le moment. De plus, après avoir fait une retraite de yoga cet été et beaucoup de sport, j’avais vraiment envie d’arriver à un rythme quotidien d’activité. J’ai trouvé ça formidable d’avoir un créneau pour le faire. En seulement 25 minutes, il s’en passe déjà des choses et j’ai vu un résultat direct sur la tonicité. 

Mais je crois que ce que j’ai préféré, c’est la zenitude avec laquelle j’attaque ma journée. Pas de rush, pas de hurlement sur les enfants car je perds patience sur une bêtise. À 7h, j’ai déjà eu une heure entière pour moi, la journée « pour les autres » peut commencer, je suis prête. Et puis j’ai partagé des choses nouvelles avec mon mari, à un tout autre niveau. Lui aussi vit sa petite révolution personnelle, j’aime que l’on soit connecté d’une toute autre manière. Après 7 ans ensemble, c’est chouette de continuer à se découvrir autrement : il m’a beaucoup surpris et j’ai adoré ça.

Mais alors si c’est formidable, pourquoi ai-je arrêté au bout d’un mois ? 

Je ne vis pas une période facile depuis quelques mois, la vie a ses hauts et ses bas, et je suis émotionnellement sous pression. Comme souvent, c’est mon sommeil qui est touché et je dors (par moment) extrêmement mal. Mon flot de pensées est impossible à arrêter, mon cerveau mouline, je m’endors avec difficulté, je me réveille souvent à 4, 5h. En parallèle, je ne sais pas encore avancer l’heure du coucher, ce qui est fondamental quand on « perd » une heure de sommeil dans l’autre sens. Moralité, je suis arrivée fin septembre EPUISEE. Etat lamentable. Je me mets suffisamment la pression sur tout, continuer comme ça n’avait aucun sens, j’ai donc arrêté dans l’objectif de récupérer de ma fatigue (la fugue du Chianti a fini de m’achever :-)) . 

 

Comment je compte m’y remettre ? 

Je me rends compte depuis 3 semaines que si le Miracle Morning ne fait plus partie de mon quotidien du lundi au vendredi de « manière formalisée », il a semé quelque chose, des moments, des outils, auxquels je me raccroche encore. Parfois, juste une seconde dans mon vestiaire avant de foncer finir le petit dej avec les enfants, je me retrouve les mains en prière sans trop savoir comment mais en sachant pourquoi : j’ai un besoin crucial d’être centrée, sinon (charge émotionnelle oblige), je sens que je vais m’effondrer. 

J’ai aussi beaucoup de changements côté travail, des imprévus, je dois m’adapter. J’ai vraiment envie de retrouver le moment des intentions pour en formuler de nouvelles, faire le point et modifier les anciennes. La visualisation va dans le même sens, je dois visualiser des situations différentes auxquelles j’ai besoin de m’habituer, il me tarde de retrouver ce moment.

Pour le sport, dieu merci ma prof Shari a trouvé des créneaux de libre et je la vois 2 fois par semaine chez Relax Firenze, un centre canon de bien-être holistique. L’occasion pour moi de booker aussi un rdv avec la propriétaire, Ilaria di Donato, afin de faire le point sur la méditation, (elle gère des méditations guidées en groupe). En avançant sur ces choses-là, à mon rythme, j’ai l’impression de ne pas lâcher complètement ma routine bien-être.

Alors voilà. Vous vouliez savoir comment tout cela s’était passé, j’essaie d’être la plus franche possible avec vous ! J’ai essayé, j’ai arrêté, mais finalement j’ai très envie de m’y remettre. Dans les semaines qui arrivent, je pense maintenant le faire plutôt par étape : comme je fais du sport 2 fois par semaine, je vais commencer par me lever à 6h30 pour avoir 20 minutes pour faire mes intentions, de la visualisation et écrire un peu. Puis, par pallier, je vais anticiper le réveil pour retrouver un Miracle Morning entier. Encore une fois, c’est la douceur qui doit primer. 

 

Le Miracle Morning de Géraldine Dormoy

Pour ceux qui en septembre ont eu le plaisir comme moi de lire « Un cancer pas si grave » de mon amie journaliste Géraldine Dormoy, vous avez sûrement remarqué qu’elle aussi a testé cette méthode du Miracle Morning. J’ai absolument adoré son livre. Déjà dans la manière dont il traite le cancer. En moins de 10 pages, le ton et le décor sont posés, c’est Géraldine tout craché dans son côté direct, sans pathos quand elle juge ça inutile. Certains vont trouver ça froid, d’autres ceci, d’autres cela. Je trouve ça incroyable qu’elle soit autant elle-même de la première à la dernière page, elle ne nous épargne rien, elle accepte tout ce qui lui arrive et écrit ce qui lui passe par la tête. Une leçon de franchise.

Géraldine a été malade, cette maladie a agi comme une claque. Son changement a été bien plus brutal que le mien (divorce) mais il a enclenché des réflexions à 360°, rien n’a été laissé de côté. Je me suis bizarrement tellement retrouvée dans les changements qu’elle a vécu et je suis persuadée que c’est ce qui va se passer chez beaucoup de femmes, se retrouver pourtant sans avoir été malade. Côté Miracle Morning, Géraldine l’a utilisé pour trouver du temps pour avancer chaque matin sur son livre. Mais j’ai aimé qu’elle essaime les activités au gré de sa journée, n’hésitant pas à méditer au travail, à faire le vide. Je crois que c’est ça la vraie force de la méthode, commencer dans les règles puis se l’approprier.

 

Baci,

Alice

 

Si vous êtes tenté par le Miracle Morning d’Hal Elrod, il vous est possible de l’acheter ICI

Si vous n’avez pas encore lu le livre de Géraldine Dormoy, vous pouvez vous le procurer ICI 

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Photo By: Ali di Firenze
2 Discussions on
“Ma tentative de MIRACLE MORNING”
  • Hyyyper intéressant ton récit de ce miracle Morning. Qui m’inspire une question : ce n’est pas trop minuté de faire toutes ces actions différentes en seulement une heure finalement ? Le matin, en étant un peu dans le pâté quand même au réveil (mais ce n’est peut-être pas ton cas ;-)) ça me semble chaud d’arriver à enchaîner autant de séquences différentes… J’ai essayé aussi mais bizarrement jusqu’à 6h30 je me lève sans souci mais alors avant, c’est l’horreur. Je suis un peu dans la même problématique que toi sur l’activité physique mais pour des raisons pratiques passagères (principalement la configuration de mon appart et le manque d’espace physique où être seule le matin en ce moment), j’ai accepté de commencer ma journée de travail plus tard qu’avant pour caser du yoga ou du footing le matin (je suis aussi plutôt du matin et le soir mon niveau d’énergie est trop bas pour faire du sport). Je trouve très difficile de ne pas culpabiliser de commencer plus tard mais en même temps le bénéfice que j’en retire niveau niveau de stress et sommeil est dingue !! Me lever à 6h c’est donc mon graal pour récupérer une journée de travail « early bird » mais pas pour tout de suite apparemment 😉 je suivrai ton expérience avec intérêt.

    • Chère Marianne, merci pour ce commentaire et ce partage ! Au début, le découpage est un peu hard, on ne sait pas trop comment attaquer et quoi faire, surtout quand on a pas l’habitude de visualiser, méditer, etc. Mais si on s’accroche, on trouve un rythme à soi. Moi j’aime suivre le programme à la lettre au début (bonne élève que je suis !!) puis je prends confiance et je n’en fais qu’à ma tête 🙂 Je partage complètement ton point sur la culpabilisation, qu’est ce que ça nous pourrit la vie ! Mais tu as raison, les bénéfices de l’activité matinale sont si grands ! à bientôt Alice

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