Dolce Vita

DOLCE VITA, un vertige

Vendredi 10h, je suis encore en pyjama et la chose la plus intéressante qui me soit arrivée cette semaine est la lecture du catalogue Cyrillus. Est-ce que je perds les pédales ?

Force est de constater que je m’enfonce dans une nouvelle routine non-contrôlée, un véritable sable-mouvant où je sombre doucement. Mais enfin QU’EST CE QUI M’ARRIVE ? C’est la question que je ne cesse de me poser depuis 1 mois. D’un côté je vis une plénitude tout à fait nouvelle concernant ma vie de famille. Leone parle, Bianca est morte de rire toute la journée, ils interagissent (ce qui ne manque pas de me mettre la larme à l’oeil à chaque fois) et franchement soyons francs, on s’éclate totale dès qu’on passe des moments à 4. Bref, la famille Nutella mais en mieux habillée.

D’un autre côté, c’est le bad total côté boulot. Et pourtant, tout n’est pas nul car je fais des missions canons pour Gallimard (je travaille sur les Cartovilles !). Le problème c’est tout le reste. J’ai peu de temps (4h de babysitter le matin), trop de chantiers ouverts (e-commerce, demande en mariage, rédaction du blog, chercher des collabs …) et l’impression que rien n’est bien fait. Je réussis à peine à gérer les appels entrants (les mails que l’on m’envoie), je ne me sens plus force de proposition sur quoi que ce soit, comme si je m’étais un peu perdue en route. Pire que tout, j’ai perdu un peu l’envie.

Selon moi la question de fond, bien plus importante que ce qui fait bouillir la marmitte, c’est qu’est ce qui me rend vraiment heureuse, épanouie et qui m’empêcherait de faire des crises de larme ridicules dès qu’Andrea essaie d’aborder le sujet (#PauvreMari), même en voyage de noce !

Ce que je trouve intéressant, c’est quand je regarde autour de moi. Deux de mes meilleures amies sont dans des moments professionnels très « flottants » alors que ce sont des monstres de travail. L’une d’entre elles m’a confié que c’était extrêmement dur que le travail fait à la maison soit aussi sous-estimé par la société avec un grand S, car le sentiment d’inutilité qui est ressort est franchement vexant. Si je passe 40% de mon temps à faire des purées maison, tout le monde s’en cogne. Si je travaille en webmarketing à corriger les newsletters chez Ferragamo (CHIANT), les gens trouvent ça cool. Mon autre amie est en reconversion professionnelle, elle a une petite fille d’un an, elle est à Paris, bref c’est World War II au quotidien. À nous voir facetimer à 13h devant nos salades, je nous trouve bien seules dans nos vies de mères et cela même si nous avons la chance d’avoir des maris au top. Cette solitude là additionnée au fait que je travaille à la maison commence à sérieusement me peser. Il est temps que je remette le nez dehors.

Voilà Voilà ! AMBIANCE ALICE.

Alors je vous rassure tout de suite, je ne vais pas fermer le blog ni avaler mon agrafeuse, mais je crois que j’ai besoin de me laisser sombrer un peu pour mieux rebondir, et accepter de faire la Mamma puisque c’est la seule chose qui me fait du bien en ce moment. Qui aurait cru un jour que le simple fait de regarder mes enfants grandir soit un accomplissement ressenti de manière aussi puissante ? Ceux qui me connaissent savent que le mot « ambition » raisonne en moi très fort et c’est assez dérangeant de voir ses marqueurs personnels de réussite évoluer. Mais bon, je crois qu’on évolue toute la vie non ? Sinon qu’est ce que ce serait chiant.

Je me relis et vois que j’ai fait des petites blagues. C’est bon, je suis encore là. Tout va bien.

Baci,

Ali

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