BOBINE
BOBINE #10 Devenir Coach
Salut les adoré(e)s !
Pendant 6 ans, j’ai démarré 32 Fugues Italiennes avec une phrase comme une petite fierté :
« les fugueuses, je ne suis pas psy, je ne suis pas coach !« .
J’ai aimé me présenter avant tout comme une chef d’orchestre, sensible certes, à l’écoute aussi, mais avec une casquette qui me semblait être celle de la vérité : je n’étais pas équipée pour guider « pour de vrai », préférant utiliser, voir me cacher, derrière l’Italie, sa sagesse et sa beauté plutôt que de me mettre sur le devant de la scène dans un rôle de « Sachante ».
Mais je ne contrôle pas toujours tout !
Depuis 41, bientôt 42 ans (joie de vieillir, je ne comprends pas, je suis en transe), je n’aime faire que ça : insuffler de l’énergie, donner du courage, poser des questions et des options, savoir écouter et mettre le doigt sur une info qui en dit long sur la personne et son état d’esprit. La fugue n’a donc pas manqué à la règle et je ne savais pas toujours quoi faire des remerciements à la fin du weekend, à vrai dire j’étais même carrément embarrassée.
Avais-je aidé, vraiment ? Cette phrase avait-elle vraiment permis à N. de voir sa maternité autrement ? à G. d’acter qu’elle était capable de quitter ce boss toxique ? à V. de comprendre qu’elle n’avait rien à faire dans cette ville et pouvait déménager de nouveau ?
Quelque chose était caché là, dans ces questions laissées sans réponse.
J’ai passé une année 2025 vraiment passionnante en termes d’enseignements. J’ai appris à ralentir un peu, à être mieux dans mon corps, à apprivoiser le silence, l’ennui parfois, à me reconnecter à l’écriture pour moi, au dessin qui m’enchante, aux gens aussi qui font partie de ma vie. J’ai un peu réappris à vivre aussi, sans le stress, sans pression, pour le plaisir d’être et pas que de faire. Ce n’était pas toujours évident mais j’ai bien senti qu’il fallait en passer par là, acter la pause, la sentir passer vraiment, pour que quelque chose me parle et se débloque peut être naturellement. La révélation s’est jouée sur quelques semaines entre octobre et novembre, et c’est assez amusant de constater à quel point j’étais prête à écouter ce que mon chemin allait mettre naturellement devant moi. Je dépiaute ça avec vous !
En septembre,
Le lien sacré
À la rentrée, j’avais trouvé mon juste rythme, ENFIN. Moins de temps derrière mon ordi, plus de sport et de tête légère, des moments plaisirs et des lieux qui m’inspirent, des expos, du beau. Bref, j’ai appris à me ficher la paix. Après 1 mois de déconnexion des réseaux durant l’été, je comprends aussi qu’il va me falloir du vide, de l’espace pour me réinventer et qu’il faudra couper un jour le fil qui me relie à ce que vous avez l’habitude de voir sur Instagram. Evoluer demande de fermer des chapitres et d’assumer le changement en acceptant que certain(e)s n’y trouveront plus leur compte.
En parallèle, après des mois repliée sur moi-même, le contact avec les femmes a commencé à me manquer. Pas tant l’expérience de la fugue que les fugueuses elles-mêmes. Tous les profils, toutes les problématiques m’ont toujours passionnée. Je n’ai jamais hiérarchisé les histoires « les plus intéressantes » car pour moi, tout est intéressant, surtout quand une femme est en quête de sa vérité. En septembre, j’ai aussi été en contact direct avec des fugueuses, j’en ai eu certaines au téléphone, j’ai reçu aussi des courriers qui m’ont beaucoup touchée. Je savais déjà que mon lien aux femmes était sacré pour moi, mais je n’avais pas réalisé à quel point il serait nécessaire dans la création de « ma vie d’après ».
En octobre,
À la Maison de Sens
Pour une expérience autour de la couleur, je suis invitée par la marque Ressource à la Maison de Sens créée par la logothérapeute et coach Émilie Briand. Les organisatrices du week-end avaient fait ça très bien et nous avions même, avant de repartir, une séance prévue avec Émilie pour mieux comprendre son travail et le lieu qu’elle a créé.
Durant cette session entre femmes (faite de curiosité, d’émotions et de questions qui font mouche), je suis traversée par un sentiment intense, fulgurant, et rare, celui de la jalousie. C’est marrant parce que c’est un sentiment que je ressens si peu dans ma vie, que je suis capable d’énumérer assez clairement les dernières fois où je l’ai ressenti.
Je me rends bien compte sur le moment que je ne suis pas jalouse de la personne qu’est Émilie, de sa jolie décoration ou belle coupe de pantalon, je suis jalouse du propos qu’elle déroule avec conviction, de la réflexion qu’elle crée pour nous, du déclic qu’elle fait entrevoir. Je comprends aussi via le questionnaire qu’elle nous a préparé que mon estime de moi-même, ma valeur, est liée pour moi à ma capacité à aider les femmes, en fugue ou ailleurs.
Par chance (destinée!), Émilie et moi-même avions été mises en contact par une amie, Sara, et nous refaisons un call quelques jours plus tard pour mieux nous présenter. En lui racontant les fugues, elle me pose cette simple question : « mais pourquoi, Alice, n’es-tu pas coach ? » Là, je m’entends me justifier en pataugeant un peu, je lui dis que je ne suis pas à l’aise avec la posture du coach (mais avais-je bien saisi cette posture ? pas du tout). Avec le recul, je me dis que c’était aussi un mix de fausse modestie et peut-être aussi d’ego : “ ll y a déjà trop de coach sur le marché, ce n’est pas un endroit où je vais briller en me sentant différente”. Prétention de la meuf.
Ressentir
En octobre, j’enregistre le podcast Ressentir avec mon amie Jessica Troisfontaine. J’aime tout du contenu de cet enregistrement mais particulièrement ma façon d’être dans la joie, de m’allumer comme un phare, quand il est question d’avoir un propos – fugue, maternité, … – qui puisse aider une femme. J’aime aussi beaucoup qu’elle m’ait permise de me lâcher en partageant des théories tout à fait personnelles qui vous ont bien plu (sexualité, ménopause, …). Ces théories me permettent d’échanger avec vous par la suite sur vos vies et problématiques, notamment via mon Canal de Diffusion. Je reprends conscience que parler de moi n’est pas un act égocentrique mais un micro tendu pour parler de quelque chose d’universel : nous sommes toutes dans le même bateau avec notre courage porté en bandoulière, nos peurs et doutes, nos envies de mieux faire et surtout, de mieux vivre.
En novembre,
La jalousie, ce messager déguisé
En ouvrant mes mails, je tombe sur une proposition d’atelier philosophique autour du thème de la jalousie avec ces mots « la jalousie, cette émotion taboue qui nous révèle à nous-mêmes avec une violence inouïe ». Je repense à Émilie devant toutes ces femmes, à l’échange que nous avons eu et je me dis qu’il faut que je creuse, que la jalousie vient me dire quelque chose d’une manière violente mais qu’elle a aussi parlé directement à mon coeur. Que vais-je faire de tout cela ?
Oser
La même semaine, j’envoie un message à une fugueuse qui est coach pour échanger avec elle sur l’idée d’une masterclass autour de la sagesse à l’italienne. Ça m’a pris d’un coup ! Je mets le doigt sur mon envie de partager « ma science » et enfin, j’ose la verbaliser. Je manque un peu de confiance en moi mais je me lance, je sais que quelque part je suis très excitée par l’idée de retrouver un public comme au théâtre, mais être dans un format où l’échange, l’interaction qui nous nourrit toutes est au centre. Je me rends compte aussi que j’ai encore besoin de quelqu’un qui a une casquette claire pour m’épauler dans ce projet (la fugueuse coach donc), je n’arrive pas à m’imaginer le faire seule. Je discute aussi avec mon beau-frère qui est coach depuis 10 ans d’une idée de livre et de contenus à développer, il me dit que l’idée d’un accompagnement physique ou virtuel ferait sens aussi pour aller avec tout cela. Entre syndrome de l’imposteur et peur de vivre très grand mes rêves, je me rends compte que les choses peuvent être plus simples que ce que j’imagine.
La simple vérité
Le couperet tombe à ce moment-là car je prends conscience que toute ma transformation, mon envie de changement, mes grandes décisions des 2 dernières années je ne les ai pas prises seule. Mon facilitateur Emilio durant 5 retraites intenses au Mandali, mon psy, les réflexions engendrées par les questions des podcasts auxquels j’ai participé, les coachs qui gravitent autour de moi… chacune de leur interrogation a fait l’effet d’une porte vers une vérité, chaque échange – parce que j’étais prête, j’avais envie de grandir – m’a amenée à l’étape d’après dans la compréhension de mes besoins. Il est donc temps de prendre mes responsabilités et d’arrêter de tourner autour du pot : je vais faire une certification de coach pour aider les femmes, le faire mieux qu’avant, depuis une place de connaissances et avec cette idée d’un apprentissage qui ne s’arrêtera jamais.
Parce que derrière le coaching il y a tous les thèmes qui me passionnent depuis toujours. Psychologie positive, intelligence émotionnelle, routines et disciplines, comment nous nous parlons à nous-mêmes, traverser les étapes de la vie d’une femme avec grâce … rien ne m’intéresse plus que l’humain et nos capacités à faire des choix.
Pif Paf Pouf.
Le vendredi de la même semaine je signais, le lundi d’après j’étais derrière mon bureau à démarrer mon module 1.
Je vous raconterai dans les semaines, mois qui viennent comment j’envisage ma pratique du coaching. Je l’ai dit dans ma newsletter de décembre, j’écris le chapitre d’après d’Ali di Firenze, je ne balance pas tout le bouquin pour en commencer un autre ! Pour moi, tout fait sens. La sagesse à l’italienne, Florence berceau de la Renaissance, vous et moi dans nos quêtes respectives, les liens qui nous unissent depuis plus de 10 ans.
Merci à celles qui me font déjà confiance et qui ont démarré un coaching avec moi mi-janvier. Je suis particulièrement humble devant tout ce qu’il me faut conquérir et apprendre. Mais j’ai si hâte ! Si l’une d’entre vous est intéressée, il me reste 1 place dans mon planning. N’hésitez pas à m’écrire à [email protected] !
Je vous embrasse,
Alice
MES QUESTIONS
JALOUSIE, ES-TU LÀ Je vois une question immédiate qui concerne le thème de la jalousie car cette émotion a été très importante dans ma prise de décision. Plutôt que de la laisser nous submerger, il est intéressant de rentrer en dialogue avec elle.
Avez-vous conscience de la / les dernières fois où vous avez ressenti la jalousie vous mordre par surprise ?
Seriez-vous capable d’y voir un message, un thème, identifier l’objet de cette jalousie et en quoi vous pourriez utiliser cette information comme un indicateur de quelque chose d’important pour vous ?
VENTRE MOU Je crois que l’on doit apprendre à se réconcilier avec les moments tièdes, les passages mous de la vie où il ne sert à rien de « forcer ». Il faut parfois prendre son mal en patience et avoir confiance / la foi. (D’ailleurs cette confiance en la vie, elle se cultive, on s’en reparlera).
Avez-vous déjà vécu un moment où vous vous sentiez totalement paumé(e) MAIS l’histoire a montré que cette étape faisait partie du chemin, qu’il fallait en passer par là ?
DE L’AIDE, DU SOUTIEN Quand j’ai quitté le salariat, quand je cherchais mon équilibre entre maternité et ambition pro, quand j’avais besoin que ma boîte fasse plus d’argent pour payer mes salariés mais j’étais pétrifiée devant les décisions à prendre, quand j’ai pris conscience qu’il fallait arrêter les fugues et que je ne savais pas comment enclencher la deuxième…
Voilà la liste infinie de moments où ma vie aurait été tellement plus simple si j’avais eu un coach ! Quelqu’un pour me guider, sans me donner les solutions, mais là pour me mettre devant ma responsabilité à être dans l’action pour atteindre ceci ou cela.
Avez-vous des moments qui vous viennent aussi en tête, où être accompagné(e) aurait été un soutien immense pour vous aider à avancer ?
Apprendre à ne plus avancer seul(e) face aux grands changements de la vie est une de mes dernières réalisations.
MES RESSOURCES
DÉFINITION Le coaching c’est quoi ? Voilà une définition qui m’a bien plu : Le coaching est un partenariat qui met l’emphase sur l’action que les clients ont l’intention de prendre pour réaliser leur vision, leurs buts et leurs désirs. Le coaching suscite des questionnements amenant les clients à la découverte d’eux-mêmes, ce qui hausse leur niveau de perception et de responsabilité. Ceux-ci bénéficient d’une structure d’accompagnement, de soutien et d’une précieuse source de rétroaction. Le processus de coaching aide les clients à définir et à atteindre leurs buts professionnels et personnels plus rapidement et plus facilement qu’il en serait possible sans l’intervention d’un coach.
EN RECHERCHE DE SENS Si vous souhaitez comprendre ce qu’est la logothérapie et creuser ce thème de la quête de sens, je vous conseille « Découvrir un sens à sa vie grâce à la logothérapie » de Frankl ICI
UNE SEULE CHOSE Méthologie « One Thing » de Gary Keller, pour travailler sa concentration sur l’essentiel (LA chose qui rend le reste superficiel ou facile) et sa lucidité (objectifs, timing, …). C’est ce que je suis en train d’utiliser, coachée par mon beau-frère pour avancer dans ma nouvelle vie. ICI
MA CERTIFICATION La certification que je passe cette année, si vous êtes curieux c’est par ICI. J’en profite pour remercier Louise de la plateforme Perssee que j’avais eu au téléphone il y a 2 ans pour échanger sur cette formation tout en anglais et qui intègre une part de spiritualité qui m’est chère.
UN PODCAST J’ai adoré cet épisode de Mel Robbins chez Jay Shetty, notamment quand elle parle de son propre sentiment de jalousie. Un sentiment dont il ne faut pas toujours avoir honte, surtout quand il a le mérite de nous indiquer clairement quelque chose qui nous fait vibrer. ICI
Par Ali
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