BOBINE
BOBINE #12 Protéger ma paix
Salut les adoré(e)s !
Bonjour à tou(te)s !
J’espère que vous allez bien. J’avais très envie de vous écrire en cette veille de vacances pour clôturer avec moi-même (et avec vous!) cette année scolaire riche d’enseignements.
Tout d’abord, je suis très heureuse d’avoir réussi à faire ce que je m’étais promise de faire. C’est très rare comme sentiment, j’ai toujours envie / besoin de me coller la pression, de voir plus grand, de pousser le bouchon. Cette année (oui, je suis calée comme les enfants sur l’année scolaire!), j’ai procédé totalement différemment.
La vision long terme et la to-do qui en découle
J’ai toujours eu une idée de la direction dans laquelle je voulais aller, mais d’habitude, plus j’avançais, plus je ne pouvais m’empêcher d’ajouter au fur et à mesure jusqu’à exploser en vol (j’excelle véritablement dans cette pratique). Cette année, pour éviter ce goulot d’étranglement, j’ai défini précisément en amont ce que j’allais faire, comment j’allais le faire et avec quel timing. J’ai aussi listé en bullet points tout ce qui sortait de ce périmètre et n’avais plus lieu d’être.
En gros :
-> J’ai travaillé sur une sorte de vision à long terme de ce que je veux pour moi, ma famille, mon travail. Cela m’a aidée à prendre du recul et comprendre qu’en organisant les choses dans le temps, TOUT ne devait pas être fait demain matin. Pour atteindre X, je sais ce que je dois faire dans 1 an, dans 1 mois et demain matin.Cela crée naturellement ma to-do list pour les semaines, mois qui viennent et me permet d’arrêter de me stresser pour des choses qui ne sont pas à l’ordre du jour. Je perds moins de temps.
-> J’utilise un outil de suivi, mon « journal de la beauté », qui m’accompagne chaque semaine avec un mix d’écriture, citation, dessin, collage, question… C’est une immersion dans ma tête pour suivre le fil, ajuster, mieux me comprendre. Je reviens TRES SOUVENT à ce document quand je me sens perdue, il agit comme une boussole.
-> J’ai rendu beaucoup plus raisonnable ma prise de décision « spontanée ». Désormais, quand une opportunité se présente, elle passe à la moulinette de ma vision. Si c’est très sympa MAIS pas alignée … c’est non.
L’arme fatale du NON
D’ailleurs, j’ai attaqué 2026 comme ça : janvier n’aura été qu’une lonnngueeee suite de NON pour me permettre d’avoir l’espace de faire ce que j’ai vraiment envie de faire : accompagner les femmes en coaching, écrire, animer des moments autour de la sagesse à l’italienne. J’ai vécu une véritable école du « non » moi qui aime tellement aller dans le sens des autres. J’ai testé par exemple :
-> le non qui n’en est pas un et vous revient au visage en boomerang,
-> la réponse du client à votre non qui fait culpabiliser à mort,
-> le non à un projet sur lequel j’aurais sauté à pieds joints il y a 2 ans et où la tentation de dire oui est très grande.
Je vous encourage vivement à vivre le soulagement physique que j’ai ressenti à chaque fois que j’ai réussi à dire non à quelque chose que je ne voulais vraiment pas faire. Je dois dire qu’avoir mon coach (mon beau-frère) a été clé dans ces moments là pour pouvoir échanger et retrouver une forme de lucidité quand j’étais prête à tout plaquer pour faire 4 jours de vélo électrique en famille en Toscane tout frais payés !
D’une certaine manière, ces « non » je me les dois bien. Je n’ai pas soulevé des montagnes à arrêter tout ce que je faisais, pour continuer à faire plaisir à beaucoup de monde sauf à moi et retourner dans mes vieux travers en cinq minutes. Cela reste quand même une véritable lutte au quotidien afin de tendre vers ce nouveau moi qui se respecte un peu plus, qui accepte ce nouveau rythme et cette nouvelle vie.
Créer de l’espace pour laisser émerger ce qui doit l’être
Du coup, créer de l’espace n’aura jamais été aussi primordial.
Comme pour la fugue (où 3 jours seule m’ont toujours permis de laisser remonter les idées à la surface), l’espace dans mon quotidien a autorisé les nouvelles envies à émerger.
Je n’aurais jamais passé le pas du coaching sans un enchaînement de moments, d’échanges, de prises de conscience qui ont été des rouages dans ma tête. Si j’avais eu la to-do list pleine à craquer des activités de « mon ancienne vie », j’aurais peut-être laissé cette envie me glisser entre les doigts. Je fais très attention aussi à ne pas être full à 100 % de boulot tout le temps, je me laisse une marge. Et quand je n’y arrive pas (le cas en juin), j’ai au moins déjà conscience que je suis au max et que je ne peux plus rien prendre. Chaque semaine, je termine quelque chose, et je ne le remplace pas pour me créer une petite redescente saine avant les vacances.
Créer de l’espace a aussi provoqué des opportunités qui me sont arrivées comme sur un plateau … même si ce n’est pas vraiment le cas !
J’ai toujours beaucoup utilisé la visualisation, moodboardé en l’utilisant comme un outil de liberté créative. J’ouvrais des magazines, je coupais et je voyais ce que cela donnait… Cette année, j’ai fait l’inverse. J’ai créé des boards (en digital sur Canva) par thème et j’ai construit ce que cela pouvait donner dans l’idéal. Qu’est-ce que j’écris, qui est mon éditrice, où j’écris, ce que je fais au quotidien, qu’est-ce que ma mission pour les femmes donne visuellement, concrètement, quelle est l’énergie qui guide mes journées.
Tout cela m’a donné beaucoup de force et je crois un peu de sécurité à l’intérieur. Quand on sait où on va, quand « on le voit », j’ai trouvé qu’il était un peu plus simple d’y croire, comme si tout était déjà réel, palpable.
Bref, manifestation, visualisation, je n’ai jamais autant ressenti leurs forces, leurs puissances et certaines opportunités me sont déjà tombés dessus « comme par magie » car je pense avoir dégagé la bonne énergie pour l’attirer à moi (exemple tout simple, je veux animer plus d’échanges, être au contact d’un public qui réagit à mon énergie … et me voilà contactée comme par enchantement par le Club Med pour animer une expérience de 3 jours pour 50 personnes dans les Alpes italiennes).
Une tête qui part moins dans tous les sens
Décider pour soi quelque chose, créer le cadre pour que ces changements soient possibles, y croire en travaillant son état d’esprit, tout cela est d’une puissance folle.
Je me sens être toujours la même et pourtant des lignes bougent doucement, à la marge car je travaille activement à me conditionner. C’est quand même dingue que nous ayons la capacité de maîtriser nos pensées plutôt que de les subir. C’est très bête mais à chaque fois que mon cerveau prend le dessus et que je pars dans un tourbillon de doutes, de critiques (c’est quotidien chez moi, je ne pars pas avec le présupposé de la confiance), j’en sors plus vite. Pourquoi ? Car je me suis rendue compte que ces moments sont des pertes de temps pures. Cela ne veut pas dire que je ne doute pas, ou n’ai pas un esprit critique. Bien au contraire ! Mais je choisis consciemment des moments pour le faire, devant mon cahier en analysant, décortiquant ou bien en échangeant avec une personne en qui j’ai confiance (entre autre, mon coach!). Je ne laisse plus (j’essaie) mon mental me plonger au fond du trou aussi régulièrement qu’avant.
F**** système nerveux (et autres soucis sur les réseaux sociaux)
C’est là où le bât blesse, j’ai un système nerveux complètement azimuté. La faute à l’enchaînement enchanté fermeture de bureau – décès de plusieurs proches – la quarantaine et son métabolisme ralenti.
Mais avoir intégré vraiment cette information grâce à une naturopathe formidable, me permet de prendre un peu mieux soin de moi. À la rentrée je vais changer de sport (je cherche plus de plaisir, moins d’obligations), j’ai été obligée de diminuer la quantité d’alcool, de faire de mon sommeil ma priorité absolue, de passer moins de temps sur les réseaux. J’ai interrogé mon sens de l’obligation à faire, à produire et surtout à montrer.
10 ans de réseaux sociaux intenses, où vous êtes vous-même un argument de vente, où tout ce qui fait votre quotidien italien est matière potentielle à créer du contenu; cela fatigue. J’ai intégré le fait que je n’étais plus obligée de me plier à mes propres règles, que j’avais le droit de prendre le large, de ne pas poster, et de protéger mes week-ends comme un lieu de ressourcement et pas de production de Reels. Je ne vous cache pas que ça m’a changé la vie de ne plus vivre les derniers mois avec l’appareil photo à la main, d’avoir le droit de dîner sans photographier le contenu de l’assiette, d’avoir conscience de vivre un moment extraordinaire … et de le garder pour moi, comme un secret, comme un trésor.
Un café avec moi-même tous les matins
Je crois que pendant trop longtemps, j’ai fait des compromis, je me suis grignotée moi-même en me manquant simplement de respect.
Oui à ce 3ème dîner de la semaine alors que je suis fatiguée, Oui à ce décalage de l’horaire du dermato parce que ça l’arrange, là où ça me flingue ma plage horaire de travail préférée, Oui à cette 2ème Spicy Margarita alors que je vais tachicarder toute la nuit, Oui au stress que les autres déversent sur moi.
J’aime cette idée d’incarner à 360° cette femme que j’ai envie d’être par des pensées, un état d’esprit, des actions, des routines, des interactions avec les autres, qui sont cohérents. Je me suis vite rendue compte que j’avais besoin d’un moment pour faire ça, d’un moment qui n’existait pas dans l’agenda. J’ai eu un besoin fondamental de CALME et de SILENCE pour acter le fait chaque jour que je veux vivre cette nouvelle vie là. Comme une promesse.
C’est comme cela que depuis 6 mois, j’ai avancé l’heure du réveil. Parfois c’est 15 minutes le temps d’un café devant ma vue, parfois c’est 40 avec du Shaking et de l’écriture. Je ne me juge plus sur la « productivité » de ce créneau car je sais pourquoi je me lève chaque matin dans le silence de la maison : je construis à l’intérieur de moi une sécurité qui n’a pas de prix et des remparts.
Alors oui, je deviens progressivement cette femme insupportable qui ne mange plus de gluten, pèse ses protéines, ne sort pas de la maison si elle n’a pas fait ses respirations, va au lit à 21h45 et boit des gin tonic sans alcool (un comble). Je deviens même ennuyeuse tiens, moi qui ai toujours eu besoin d’être le ménestrel de service. Sauf que personne ne me l’a demandé, et que je n’en ai pas tout le temps envie.
Aujourd’hui, je suis libre.
Je vous embrasse,
Alice
MES QUESTIONS
LE NON PUISSANT Rien de plus empouvoirant, qu’un non bien placé.
À quoi avez-vous dit « NON » cette année pour vous offrir de l’espace ? Quel est le prochain non que vous savez devoir assumé ? De quoi avez-vous peur réellement ?
FAIRE OU ÊTRE ? Je n’aurais pas pu avancer autant cette année, sans me laisser l’espace de respirer, de revenir à moi et de me poser les bonnes questions.
Ressentez-vous cette injonction à devoir tout rentabiliser, à fonctionner à 120% de vos capacités, à faire faire faire, sans vous laisser l’espace pour reprendre votre souffle ?
MAUVAISE HABITUDE Parfois il faut remettre en question ce qui fait notre quotidien pour le regarder avec un peu de recul.
Quel est le compromis que vous continuez de faire par habitude, alors qu’il « grignote » votre respect de vous-même (ce fameux dîner de trop, ce rendez-vous qui vous fait annuler la danse…) ?
SHUT Rassurer son système nerveux et abaisser son stress grâce au silence.
Avez-vous un moment de calme au quotidien, dans la semaine ? Est-il ritualisé ? Si vous deviez avancer votre réveil de seulement 15 minutes demain matin (ou bien trouver un autre moment quotidien avec vous-même), que feriez-vous de ce moment de silence et de calme absolu ?
MES RESSOURCES
LE CORPS À L’ÉCOUTE Je suis suivie depuis quelques mois par la formidable naturopathe Nicole Tripier. J’aime tout de son approche, le sérieux, sa lecture entre les lignes, ses encouragements. Allez y de ma part et les yeux fermés (100 euros la séance). ICI
SYSTÈME NERVEUX Deux lectures pour apprivoiser la bête ! « Les pouvoirs cachés du système nerveux » par la Dr Linnea Passaler ICI et « Ancré. Comprendre et réguler notre système nerveux » par le Dr Deb Dana ICI .
SANTÉ CONNECTÉE La bague Oura Ring est l’outil technologique qui m’accompagne au quotidien pour analyser la qualité de mon sommeil et mieux comprendre les signaux de mon corps (surtout liés au stress).
MON ACCOMPAGNEMENT Nouveau chapitre de vie ? Envie de vous sentir bien droite dans vos bottes alignée à vos valeurs et nouvelles envies ? Besoin d’imaginer votre suite et organisant très concrètement les étapes pour accéder à ce nouveau quotidien ? Deux places d’accompagnement avec moi se libèreront à partir de septembre 2026. N’hésitez pas à m’écrire à [email protected] !
Par Ali
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