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Sur les routes d'Italie avec Ali !

INTERVIEW David-Alexandre Detilleux, fondateur et designer d’Almare Toscana

Son visage s’illumine quand vous lui parlez de la Toscane. Amoureux fou de l’Italie, des rencontres qui le surprennent, des gens en général, des histoires qui lui restent à inventer ; David-Alexandre Detilleux, fondateur d’Almare Toscana, vous parle de sa marque avec un sourire forcement contagieux. Je l’ai rencontré autour d’un spritz au bar de l’Odéon durant l’un de ses nombreux aller-retour à Florence, pour surveiller la production de sa ligne de bagagerie.

 

Alors cette journée David-Alexandre?

Sous haute tension! j’ai fait la tournée des ateliers qui travaillent pour Almare. La relation de travail avec les italiens est toujours particulière, il faut être patient mais ferme, et rester à l’écoute car l’expérience des artisans est précieuse. Nous produisons tous nos sacs et accessoires dans la région dans un rayon de 100 kilomètres. Plus que du Made in Italy, c’est un 100% Made in Tuscany que nous proposons.

 

La marque est jeune, comment t’organises-tu?

Almare a à peine un an et demi d’existence et on n’arrête pas. Entre les salons, les nouvelles collections et le développement commercial, je ne dors pas beaucoup ! Au jour d’aujourd’hui, nous sommes 4. Vive le multi-tasking.

 

Comment est né Almare?

Il n’y a pas eu de vrai point de départ, mais un lien indiscutable avec l’Italie qui grandit depuis des années. Mon grand-père était italien, j’ai passé beaucoup de temps à Milan et en Toscane et je me reconnais dans un style de vie. Ici je me sens bien, tout est plus relax, je me retrouve moi-même. Almare c’est une envie qui a grandi en parallèle de mon histoire personnelle. Aujourd’hui c’est une ligne de bagages contemporains, chics sans être trop apprêtés ; mais demain je ne veux pas me limiter à une seule ligne et je compte développer d’autres produits, maillot, foulard, ceintures ; déclinés de l’état d’esprit Almare.

Il existe un état d’esprit Almare. Ce qui m’intéresse c’est de faire exister une marque.

La marque Almare, tu la résumerais comment ?

Les pieds en France, le cœur en Italie. C’est un concentré du glamour et de la nonchalance des années 60 italiennes, une certaine élégance qu’on retrouve dans les films tournés à la Cinecittà à Rome, l’image d’un sympathique Dandy italien, Mina ou Lucio Battisti pour la bande son. Il y a également un état d’esprit lié au voyage, pas forcement au sens propre, mais aussi à travers les arts, la nourriture, la musique … tout ce qui fait l’Italie.

J’aime également l’idée qu’un produit Almare soit comme une trouvaille vintage qu’on aurait fait dans un grenier, un trésor. Pour cela il y a un très beau travail effectué sur le cuir et le tissu. Je voulais un produit qui soit unisexe également.

 

C’est vrai qu’il est très chouette ton tissu.

C’est un gros grain, un canevas épais que je décline dans des couleurs chaudes. Ce vert ou ce framboise ont une certaine patine, il semble que le temps ait déjà fait le travail du style. Pour les beaux cuirs que nous utilisons, nous nous appuyons sur différents fournisseurs à San Miniato. C’est via tous ces petits détails, que l’histoire d’Almare se construit.

 

C’est toi même qui dessine ?

Au départ je me faisais aider d’une styliste pour les croquis mais plus maintenant. J’arrive à l’atelier avec un moodboard, quelques dessins. J’ai des idées assez précises que ce soit pour la création d’un monogramme, ou l’association de couleurs.

 

Il y a beaucoup de toi même dans la marque.

D’un côté, c’est un business avec des commandes et des chiffres mais  je le vois surtout comme un aboutissement des projets des 10 dernières années. Une sorte de job rêvé qui me permettrait d’utiliser toutes mes casquettes.

 

Précédemment tu m’as raconté avoir eu une boite de prod, tu as été scénariste, comédien, communiquant. Comment toutes ces différentes expériences convergent vers Almare?

Un point commun essentiel pour moi est celui de raconter des histoires. Avec Almare, je ne veux pas juste vendre un sac ou une ceinture mais embarquer la personne dans un univers, lui faire découvrir une période de l’histoire italienne. Le voyage, il est là aussi. Aujourd’hui, on a tellement de moyens de raconter des histoires. Entre les médias sociaux, les vidéos, les packagings, … tout est une question de cohérence et le terrain de jeu est infini.

Faire découvrir une époque de l’histoire italienne. Le voyage, il est là aussi.

Tu ne m’as pas l’air de manquer d’idées en effet ! L’ambition que tu as en tête pour Almare ?

A court terme, je souhaite transformer les points de vente, c’est à dire en faire des vrais partenaires qui nous suivent sur les prochaines collections. Sur le long terme, je dirais devenir une marque de lifestyle globale  à l’italienne. J’aime beaucoup le modèle de Ralph Lauren qui s’inspire sans cesse de l’American Dream et le fait vivre depuis des années. Tentant !

 

Merci David-Alexandre!

Site internet de la marque et eshop : almare-toscana.com

 

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Photo By: Crédit Photo Almare Toscana

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